Du goût de l’autre, ou le cannibalisme comme métaphore de l’humain

Mondher Kilani, anthropologue

Conférence suivie d’un Apero Mundi
MAR 19 FÉV 2019 – 19hVITROLLES, Médiathèque la Passerelle

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Qu’est-ce que la figure du cannibalisme peut nous apprendre de l’autre et de nos usages et interactions avec le Monde ? Pour l’anthropologue suisse Mondher Kilani, il constitue le moyen d’éclairer le lien social, le rapport à l’animal et à la nature, la relation au sacré et à la transcendance. Le cannibalisme peut être également le moyen d’articuler l’organisé et l’inorganisé, l’ordre et le désordre, le proche et le lointain, l’amitié et l’inimitié.

Mondher Kilani est anthropologue, professeur à l’Université de Lausanne en Suisse. Des terrains de recherche très divers – Papouasie-Nouvelle Guinée, Alpes valaisannes, oasis de Gafsa en Tunisie, Niger, Malaisie – et des travaux sur les politiques d’intégration des étrangers ou sur les crises alimentaires des dernières décennies l’ont amené à réfléchir sur la place de l’anthropologue, sur ses propres biais culturels, son ethnocentrisme.
Bibliographie : Le goût des autres. Fragments d’un discours cannibale, Seuil, 2018 ; Pour un universalisme critique. Essai d’anthropologie du contemporain, La Découverte, 2014 ; Anthropologie. Du local au global, Armand Colin, 2012.