COSMOPOLITIQUES DE LA TERRE

Philippe Descola, anthropologue

Conférence suivie d’un Apero Mundi
SAN 01 JUIN 2019 – 18h MARSEILLE, Bibliothèque de l’Alcazar

ATTENTION ! Pas de réservation pour les conférences + 15 ans de l’Alcazar ! Venez en avance !


Dans bien des parties du monde l’usage d’un territoire est dépendant d’une foule de non-humains dotés d’une puissance d’agir autonome et avec lesquels les humains doivent composer – divinités, esprits, génies, ancêtres, montagnes, animaux, météores. Le rapport politique à la terre y diffère de celui qui nous est familier, soit parce que les non-humains sont des agents sociaux à l’intérieur d’un collectif englobant, soit parce qu’ils sont vus comme des sujets agissant dans leurs propres collectifs. Des exemples à méditer pour un traitement de la Terre moins destructeur et moins anthropocentré.

Successeur de Claude Lévi-Strauss au Collège de France, Philippe Descola y occupe la chaire d’Anthropologie de la nature. Il est également directeur d’études à l’EHESS. Spécialiste d’anthropologie sociale, il a consacré sa vie de chercheur à l’étude des Jivaros Achuar, tribu d’Amazonie équatorienne. Ses travaux dans le domaine de l’écologie symbolique proposent de dépasser le dualisme qui oppose nature et culture. Ses réflexions irriguent l’ensemble des sciences sociales et font de lui l’anthropologue le plus commenté dans le monde.
Bibliographie : Par-delà nature et culture, 2016, Gallimard, 2016 (2005) ; Être au monde. Quelle expérience commune ?, avec Tim Ingold, Presses universitaires de Lyon, 2014 ; La Composition des mondes, Flammarion, 2014 ; Diversité des natures, diversité des cultures, Bayard, 2010 ; L’écologie des autres, Quae, 2011 ; Les Lances du crépuscule, Pocket, 2006 (1993).
www.college-de-france.fr